Codex of FaithsUn atlas illustré des croyances

Clergé et vie religieuse

La hiérarchie catholique

L’Église catholique conçoit sa structure comme à la fois hiérarchique et collégiale. Le pape, évêque de Rome et successeur de Pierre, détient une autorité pleine et universelle, et c’est avec lui, jamais sans lui, que les évêques du monde forment le collège épiscopal. La Curie romaine, réorganisée en dicastères en 2022, assiste le pape dans le gouvernement de l’Église universelle, tandis que chaque évêque dirige son propre diocèse. Les cardinaux conseillent le pape, et ceux qui ont moins de quatre-vingts ans élisent son successeur. Le sacrement de l’ordre comporte trois degrés : l’évêque, le prêtre (presbytre) et le diacre. Dans l’Église latine, les prêtres sont normalement célibataires, tandis que les diacres permanents peuvent être mariés. Les titres de cardinal, d’archevêque ou de monseigneur sont des fonctions ou des distinctions, non des ordinations supplémentaires. Les moines, les frères et les religieuses appartiennent à des instituts religieux ; la plupart ne font pas partie du clergé, bien que de nombreux religieux soient ordonnés. Les Églises catholiques orientales, parmi lesquelles l’Église gréco-catholique roumaine, conservent leurs propres traditions byzantines en communion avec Rome.

Voir aussi : La hiérarchie orthodoxe →Voir aussi : La hiérarchie anglicane →Voir aussi : Le ministère protestant →

À propos – Christianisme →

Ordres et états de vie

  • Évêques

    Les évêques reçoivent la plénitude du sacrement de l’ordre et sont considérés comme les successeurs des apôtres. Le pape les nomme, généralement après une consultation confidentielle menée par le nonce apostolique, et au moins trois évêques les ordonnent. Le pape, les cardinaux, les archevêques et les évêques partagent le même ordre épiscopal ; leurs titres désignent une fonction, une juridiction et une préséance, non un sacrement supérieur.

  • Prêtres

    Les prêtres sont les collaborateurs des évêques. Ils célèbrent la messe, entendent les confessions, donnent l’onction des malades et dirigent les paroisses. Les prêtres diocésains promettent obéissance à leur évêque et, dans l’Église latine, le célibat ; les prêtres religieux prononcent des vœux dans leur ordre. Les titres honorifiques comme celui de monseigneur sont des distinctions pontificales accordées à des prêtres, non un degré supplémentaire de l’ordre.

  • Diacres

    Les diacres sont ordonnés pour le service, non pour le sacerdoce. Ils proclament l’Évangile, prêchent, baptisent, reçoivent les consentements des mariés, président les funérailles et servent dans les œuvres de charité. Les diacres en vue du sacerdoce sont en chemin vers la prêtrise ; les diacres permanents, dont le ministère à vie a été rétabli après le concile Vatican II, restent diacres toute leur vie et peuvent être des hommes mariés.

  • Vie religieuse

    La vie religieuse est une forme de vie consacrée, non un ordre du clergé. Les moines, les moniales, les frères mendiants, les frères et les sœurs prononcent les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance dans un institut approuvé, comme les bénédictins, les franciscains, les dominicains ou les carmes. Certains religieux sont aussi ordonnés prêtres ; les religieuses et les frères laïcs ne font pas partie du clergé, mais ils sont membres à part entière de leur ordre.

Évêques

Pape

Papa; Summus Pontifex; Episcopus Romanus (Latin)

Formule d’adresse Sa Sainteté

Le pape est l’évêque de Rome et, selon l’enseignement catholique, le successeur de l’apôtre Pierre, avec une autorité pleine, suprême et universelle sur l’Église. Il est élu par les cardinaux de moins de quatre-vingts ans, réunis en conclave dans la chapelle Sixtine, à la majorité des deux tiers, et exerce sa charge à vie, à moins qu’il ne renonce, comme l’a fait Benoît XVI en 2013. Il nomme les évêques, supervise la Curie, canonise les saints et enseigne en matière de foi et de mœurs. Il est aussi le souverain de l’État de la Cité du Vatican. Léon XIV a été élu en mai 2025.

Ce que porte le personnage

  1. Aube alba

    Une longue tunique de lin blanc descendant jusqu’aux pieds ; c’est le vêtement baptismal porté sous les ornements de tout ministre catholique.

  2. Chasuble gothique casula

    Un ample vêtement extérieur sans manches, blanc et or, qui retombe en plis souples sur les bras, dans la coupe gothique médiévale généreuse utilisée lors des messes pontificales.

  3. Pallium pallium

    Une étroite bande de laine d’agneau blanche posée sur les épaules par-dessus la chasuble, avec des pendants devant et derrière, six croix rouges et trois épingles d’or rappelant les clous de la Croix ; depuis 2008, les croix rouges distinguent le pallium du pape de celui, à croix noires, des archevêques métropolitains.

  4. Mitre mitra

    Une haute coiffe blanche et or formée de deux pans rigides et pointus, avec deux fanons retombant dans le dos ; elle est retirée pendant la prière eucharistique.

  5. Zucchetto pileolus

    Une calotte de soie blanche, que seul le pape porte en blanc ; il la garde sous la mitre et ne l’ôte que pour la prière eucharistique.

  6. Férule pontificale ferula

    La crosse pastorale du pape, un bâton d’argent ou de métal doré surmonté d’une croix au lieu de la volute épiscopale, portée en procession.

En dehors des offices
Une soutane blanche avec une courte pèlerine (*pellegrina*), une ceinture blanche (*fascia*) et une calotte blanche (*zucchetto*), avec une croix pectorale ; pour les apparitions officielles, Léon XIV porte aussi une mozette rouge et une étole rouge brodée.
Insignes
L’anneau du Pêcheur, la croix pectorale, la férule pontificale, le pallium et le zucchetto blanc ; les armoiries pontificales portent deux clés croisées, d’or et d’argent.

Évêques

Cardinal

Cardinalis; Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalis (Latin)

Formule d’adresse Son Éminence

Les cardinaux sont les plus proches conseillers du pape et forment ensemble le collège des cardinaux. Le pape les crée lors d’un consistoire, en remettant à chacun une barrette rouge, un anneau et une église titulaire à Rome. Ceux qui ont moins de quatre-vingts ans sont électeurs lors d’un conclave. Le collège comprend trois ordres, les cardinaux-évêques, les cardinaux-prêtres et les cardinaux-diacres, distinction qui relève de la préséance. De nombreux cardinaux sont archevêques diocésains ou à la tête de dicastères de la Curie. Depuis 1962, les cardinaux sont normalement évêques, bien qu’un prêtre âgé puisse être dispensé de l’ordination épiscopale. Le cardinalat est une dignité, non un ordre.

Ce que porte le personnage

  1. Soutane écarlate vestis talaris

    Une soutane écarlate descendant aux chevilles, à boutons et passepoils écarlates ; c’est la base de l’habit de chœur, porté lors des liturgies auxquelles le cardinal assiste sans les célébrer.

  2. Fascia fascia

    Une large ceinture de soie écarlate enroulée autour de la taille, dont les extrémités frangées retombent sur le côté gauche.

  3. Rochet rochettum

    Un vêtement de lin blanc descendant aux genoux, à manches étroites, souvent orné de dentelle, porté par-dessus la soutane comme marque du rang de prélat.

  4. Mozette mozzetta

    Une courte pèlerine écarlate couvrant les épaules jusqu’aux coudes, boutonnée sur le devant, portée par-dessus le rochet.

  5. Zucchetto et barrette pileolus, biretum

    Une calotte de soie écarlate, surmontée de la barrette carrée écarlate à trois cornes et sans houppe ; le rouge rappelle la disposition à verser son sang pour la foi.

  6. Croix pectorale crux pectoralis

    Une croix d’or portée sur un cordon rouge et or avec l’habit de chœur, et sur une chaîne avec l’habit ecclésiastique ordinaire.

En dehors des offices
Une soutane noire à passepoils, boutons et ceinture écarlates, avec un zucchetto écarlate, ou un costume ecclésiastique noir à col romain, avec la croix pectorale sur une chaîne et l’anneau cardinalice.
Insignes
L’anneau cardinalice, la croix pectorale, la barrette et le zucchetto rouges ; à la messe, la mitre et la crosse. La longue traîne écarlate, la *cappa magna*, reste autorisée hors de Rome lors des occasions très solennelles, mais elle est rarement portée.

Évêques

Archevêque (métropolitain)

Archiepiscopus; Metropolita (Latin)

Formule d’adresse Son Excellence (dans certains pays anglophones, Sa Grâce)

Un archevêque est un évêque à la tête d’un archidiocèse. La plupart des archevêques sont métropolitains : ils dirigent une province ecclésiastique formée de diocèses voisins, dont les évêques sont appelés suffragants ; le métropolitain exerce sur eux une surveillance limitée et convoque les réunions provinciales. Le pape nomme les archevêques. Le signe du métropolitain est le pallium, béni par le pape le 29 juin, en la fête des saints Pierre et Paul. Depuis 2025, Léon XIV l’impose de nouveau lui-même aux nouveaux métropolitains à Rome, après une décennie au cours de laquelle les nonces le remettaient sur place. Les archevêques titulaires et les archevêques à titre personnel n’ont pas de province.

Ce que porte le personnage

  1. Chasuble casula

    Un large vêtement extérieur sans manches, blanc et or, descendant sous les genoux, souvent orné d’une croix ou d’une colonne brodée.

  2. Pallium pallium

    Une étroite bande de laine d’agneau blanche à six croix noires, posée sur les épaules par-dessus la chasuble, avec des pendants devant et derrière, fixée par des épingles ; il ne le porte que dans sa province.

  3. Mitre mitra

    Une haute coiffe à deux pointes avec deux fanons dans le dos, en tissu blanc ou doré, portée pendant les processions et certaines parties de la messe.

  4. Crosse baculus pastoralis

    Un bâton pastoral doré ou argenté terminé par une volute recourbée, symbole du pasteur qui guide et protège son troupeau.

  5. Croix pectorale crux pectoralis

    Une croix d’or portée sur la poitrine au bout d’une chaîne ; c’est le signe personnel de l’évêque, figure de la croix du Christ.

En dehors des offices
Une soutane noire à passepoils et boutons rouge amarante, avec une ceinture violette et un zucchetto violet, ou un costume ecclésiastique noir à col romain, avec la croix pectorale et l’anneau épiscopal.
Insignes
Le pallium, l’anneau épiscopal, la croix pectorale (sur un cordon vert et or avec l’habit de chœur), la crosse, la mitre, le zucchetto violet et une croix archiépiscopale de procession portée devant lui dans sa province.

Évêques

Évêque

Episcopus (Latin)

Formule d’adresse Son Excellence (dans certains pays, Monseigneur)

L’évêque diocésain gouverne un diocèse en tant que pasteur propre : il enseigne, sanctifie et gouverne en communion avec le pape. Il ordonne les prêtres et les diacres, confirme, consacre les églises et bénit les saintes huiles lors de la messe chrismale. Le pape nomme les évêques, normalement parmi des candidats proposés par l’intermédiaire du nonce, et au moins trois évêques les ordonnent. Les évêques auxiliaires assistent l’évêque dans les grands diocèses et sont titulaires d’un siège in partibus. Les évêques latins sont célibataires et doivent présenter leur renonciation au pape à soixante-quinze ans.

Ce que porte le personnage

  1. Soutane violette vestis talaris

    Une soutane violette descendant aux chevilles, à passepoils et boutons cramoisis ; c’est la base de l’habit de chœur de l’évêque.

  2. Rochet rochettum

    Un vêtement de lin blanc descendant aux genoux, à manches étroites, orné de dentelle, porté par-dessus la soutane comme marque du prélat.

  3. Mozette mozzetta

    Une courte pèlerine violette boutonnée sur le devant, couvrant les épaules jusqu’aux coudes, portée au chœur par-dessus le rochet.

  4. Zucchetto pileolus

    Une calotte de soie violette portée sur le sommet de la tête ; c’est le signe quotidien de l’évêque.

  5. Croix pectorale crux pectoralis

    Une croix d’or sur un cordon vert et or, portée par-dessus la mozette ; c’est le signe personnel de l’évêque, figure de la croix du Christ.

En dehors des offices
Une soutane noire à passepoils et boutons rouge amarante avec une ceinture violette, ou un costume ecclésiastique noir à col romain, avec le zucchetto violet, la croix pectorale sur une chaîne et l’anneau.
Insignes
L’anneau épiscopal, la croix pectorale, la crosse, la mitre et le zucchetto violet ; lors des messes solennelles, il peut porter une dalmatique sous la chasuble.

Prêtres

Monseigneur

Monsignore (Italian); Capellanus Suae Sanctitatis (Latin)

Formule d’adresse Monseigneur

Le titre de monseigneur est une distinction pontificale accordée à un prêtre, non un ordre ou une fonction distincte. Il en existe trois degrés : chapelain de Sa Sainteté, prélat d’honneur et protonotaire apostolique. Selon une règle introduite par le pape François en 2014, les prêtres diocésains qui ne sont pas au service du Saint-Siège ne reçoivent que le premier degré, et normalement à partir de soixante-cinq ans seulement. Les prêtres qui travaillent à la Curie romaine ou dans le service diplomatique peuvent être nommés monseigneurs plus tôt. En italien et en français, les évêques sont eux aussi appelés Monsignore ou Monseigneur.

Ce que porte le personnage

  1. Soutane à passepoils violets vestis talaris

    Une soutane noire descendant aux chevilles, à passepoils et boutons violets ; c’est la marque d’un chapelain de Sa Sainteté.

  2. Fascia fascia

    Une ceinture de soie violette portée autour de la taille avec la soutane, ses extrémités frangées sur le côté gauche.

  3. Barrette biretum

    Une barrette noire carrée à trois cornes, portée au chœur et retirée à certains moments de la liturgie.

En dehors des offices
Un costume ecclésiastique noir à col romain, comme tout prêtre, ou, lors des occasions solennelles, la soutane noire à passepoils violets et la ceinture ; il n’a ni anneau, ni croix pectorale, ni coiffe particulière.
Insignes
Ni anneau, ni croix pectorale, ni insignes épiscopaux ; seulement les passepoils et la ceinture violets de l’habit de chœur, et le titre lui-même. À la messe, il est revêtu comme un prêtre.

Prêtres

Prêtre

Sacerdos; Presbyter (Latin)

Formule d’adresse Révérend Père

Le prêtre célèbre la messe, entend les confessions, donne l’onction des malades, baptise, reçoit les consentements des mariés et prêche, généralement comme curé d’une paroisse ou comme aumônier, enseignant ou missionnaire. Il est ordonné par un évêque par l’imposition des mains et la prière d’ordination. Les prêtres diocésains promettent obéissance à leur évêque ; les prêtres religieux appartiennent à un ordre. Dans l’Église latine, les prêtres sont célibataires, à de rares exceptions près, comme d’anciens clercs anglicans mariés, tandis que les Églises catholiques orientales, dont l’Église gréco-catholique roumaine, ordonnent aussi des hommes mariés.

Ce que porte le personnage

  1. Aube alba

    Une tunique de lin blanc descendant jusqu’aux pieds, à longues manches, portée sous la chasuble et rappelant le vêtement blanc du baptême.

  2. Étole stola

    Une longue bande étroite de la couleur liturgique, portée autour du cou et retombant droit sur le devant ; c’est le signe du prêtre ordonné.

  3. Chasuble romaine « boîte à violon » casula romana

    Une chasuble rigide de l’ancienne coupe romaine, en forme de caisse de violon devant et derrière, ici verte, pour le temps ordinaire, avec une croix dorée.

  4. Calice calix

    Une coupe dorée sur un haut pied, dans laquelle le vin est consacré à la messe ; le prêtre la tient comme signe de son ministère eucharistique.

En dehors des offices
Un costume ou une chemise ecclésiastique noirs à col romain blanc, ou une soutane noire avec une ceinture noire ; les soutanes blanches sont courantes dans les pays chauds. Aucune coiffe n’est exigée aujourd’hui.
Insignes
Aucun insigne personnel ; l’étole est le signe visible du sacerdoce, et à la messe il utilise le calice, la patène et le Missel romain.

Diacres

Diacre

Diaconus (Latin)

Formule d’adresse Diacre, suivi du nom (aux États-Unis, aussi Reverend Mister)

Le diacre proclame l’Évangile, prêche, assiste le prêtre à l’autel, baptise, reçoit les consentements des mariés, préside les funérailles et sert dans les œuvres de charité. Il est ordonné par un évêque. Le diacre en vue du sacerdoce est un séminariste ou un religieux qui sera ordonné prêtre plus tard, généralement dans l’année, et il s’engage au célibat. Le diacre permanent reste diacre toute sa vie ; il peut être un homme marié d’au moins trente-cinq ans, avec le consentement de son épouse, mais ne peut se remarier s’il devient veuf. Les diacres permanents conservent souvent un emploi civil.

Ce que porte le personnage

  1. Aube alba

    Une tunique blanche descendant jusqu’aux pieds, à longues manches ; c’est le vêtement baptismal commun, porté sous les ornements du diacre.

  2. Étole diaconale stola

    Une étole posée sur l’épaule gauche et passée en diagonale sur la poitrine et le dos pour être attachée à la hanche droite, dans la couleur du jour.

  3. Dalmatique dalmatica

    Une tunique blanche et or descendant aux genoux, à manches courtes et larges, ouverte sur les côtés, souvent ornée de bandes verticales ; c’est le vêtement propre du diacre.

  4. Évangéliaire Evangeliarium

    Un grand livre à la couverture dorée ornementée, porté élevé en procession et déposé sur l’autel avant que le diacre ne proclame l’Évangile.

En dehors des offices
Les diacres en vue du sacerdoce portent généralement l’habit ecclésiastique, comme les prêtres. Les diacres permanents portent en général des vêtements ordinaires et, là où les règles locales le permettent, un col romain seulement lorsqu’ils exercent leur ministère.
Insignes
Aucun insigne personnel ; il porte l’évangéliaire en procession et souvent l’encensoir.

Vie religieuse

Religieux / moine

Frater (Latin); Fra (Italian); Ordo Fratrum Minorum (Franciscans)

Formule d’adresse Frère (en italien *Fra*) ; Père s’il est ordonné ; *Dom* pour les moines bénédictins de certaines congrégations

Les religieux prononcent les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance dans un ordre approuvé par l’Église. Les frères mendiants, comme les franciscains, fondés par François d’Assise au XIIIe siècle, vivent en communautés vouées à la prédication, à la pauvreté et au service, et vont là où on les envoie au lieu d’appartenir à un seul monastère. Les moines, comme les bénédictins et les trappistes, vivent selon la règle de saint Benoît dans un même monastère, gouverné par un abbé élu par la communauté et béni par un évêque. Les frères non ordonnés sont des religieux laïcs.

Ce que porte le personnage

  1. Habit habitus

    Une tunique de laine brune grossière descendant aux chevilles, à larges manches, taillée en forme de croix ; c’est le signe franciscain de la pauvreté.

  2. Capuce caputium

    Un capuchon pointu attaché à une courte pèlerine, porté rabattu dans le dos ou relevé sur la tête.

  3. Cordon cingulum

    Une ceinture de corde blanche à trois nœuds pendant sur le côté, pour les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.

  4. Sandales sandalia

    De simples sandales de cuir portées pieds nus en presque toute saison, marque traditionnelle de la simplicité franciscaine.

  5. Tonsure tonsura

    Le sommet du crâne rasé, laissant une couronne de cheveux, marque traditionnelle des religieux ; devenue rare, elle subsiste dans certaines communautés.

En dehors des offices
L’habit franciscain est porté au couvent et souvent en public ; de nombreux frères portent aussi, à l’extérieur, l’habit ecclésiastique ou des vêtements ordinaires. Un moine bénédictin porte à la place une tunique noire, une ceinture de cuir et un scapulaire à capuchon, avec une ample coule au chœur.
Insignes
Souvent un chapelet suspendu au cordon, dans l’usage franciscain la couronne à sept dizaines ; un abbé bénédictin y ajoute la croix pectorale, l’anneau, la mitre et la crosse.

Vie religieuse

Religieuse / moniale

Soror; Monialis (Latin)

Formule d’adresse Sœur ; Mère pour une supérieure ou une abbesse

Au sens strict, les moniales appartiennent à des ordres contemplatifs cloîtrés, comme les bénédictines, les clarisses ou les carmélites, vivent dans un monastère et prient l’intégralité de la liturgie des Heures, tandis que les sœurs appartiennent à des congrégations apostoliques qui œuvrent dans les écoles, les hôpitaux et les paroisses. Les unes et les autres prononcent des vœux et sont des religieuses laïques, non des membres du clergé. L’abbesse est élue par sa communauté et bénie par un évêque ; elle reçoit un anneau et, dans certaines traditions, une crosse. Elle gouverne le monastère, mais n’exerce aucune fonction sacramentelle. De nombreuses congrégations portent aujourd’hui un habit simplifié.

Ce que porte le personnage

  1. Habit tunica

    Une tunique de laine noire descendant aux chevilles, à longues manches, serrée à la taille ; c’est la base de l’habit traditionnel.

  2. Scapulaire scapulare

    Un long pan de tissu noir posé sur les épaules et retombant devant et derrière jusqu’au bas de l’habit ; il signifie le joug du Christ.

  3. Béguin et guimpe guimpe

    Un bonnet de lin blanc qui encadre le visage, avec la guimpe, un col ou plastron blanc empesé couvrant le cou et le haut de la poitrine.

  4. Voile velum

    Un voile noir pour les professes, blanc pour les novices, qui couvre la tête et retombe sur les épaules et le dos.

  5. Chapelet rosarium

    Un rang de grains muni d’un crucifix, suspendu à la ceinture, qui sert à réciter le Je vous salue Marie par dizaines en méditant sur la vie du Christ.

En dehors des offices
L’habit, sans la coule, dans les monastères cloîtrés ; dans les congrégations apostoliques, un habit plus simple, un voile court avec une robe sobre, ou des vêtements ordinaires avec une croix ou un anneau, selon la règle de chaque institut.
Insignes
Le chapelet et, dans de nombreux ordres, un anneau de profession pour les professes solennelles ; une abbesse porte une croix pectorale et un anneau, et peut tenir une crosse.

Questions fréquentes

Pourquoi les cardinaux portent-ils du rouge ?

L’écarlate distingue les cardinaux depuis le Moyen Âge ; le pape Innocent IV leur a donné le chapeau rouge en 1245. On explique aujourd’hui cette couleur comme le signe qu’un cardinal doit être prêt à défendre la foi *usque ad sanguinis effusionem*, jusqu’à l’effusion du sang, paroles prononcées lorsque le pape impose la barrette rouge à un nouveau cardinal. Les évêques, eux, portent un violet tirant sur le rouge, et les prêtres le noir, si bien que les couleurs de l’habit de chœur indiquent le rang d’un coup d’œil.

Les prêtres catholiques peuvent-ils se marier ?

Dans l’Église latine, les prêtres sont normalement célibataires, et un prêtre ordonné ne peut pas se marier. Il existe des exceptions : d’anciens pasteurs anglicans ou protestants mariés qui deviennent catholiques peuvent, avec l’autorisation du pape, être ordonnés tout en restant mariés. Les Églises catholiques orientales, comme les Églises gréco-catholiques roumaine et ukrainienne, ordonnent prêtres des hommes mariés, conformément à la tradition byzantine, tandis que leurs évêques sont célibataires. Des hommes mariés peuvent aussi devenir diacres permanents, mais ne peuvent pas se marier après leur ordination.

Un monseigneur est-il au-dessus d’un prêtre ?

Pas sur le plan sacramentel. Un monseigneur est un prêtre qui a reçu du pape un titre honorifique, généralement en reconnaissance de longs services ou pour son travail au Saint-Siège. Il célèbre les mêmes sacrements et a la même autorité que tout autre prêtre. La seule différence visible concerne l’habit de chœur : passepoils, boutons et ceinture violets ou, pour les degrés supérieurs, une soutane violette. Dans certaines langues, le titre de monseigneur s’emploie aussi pour s’adresser à un évêque.

Qu’est-ce que le pallium ?

Le pallium est une étroite bande de laine d’agneau blanche portée sur les épaules, avec de courts pendants devant et derrière, six croix noires et trois épingles rappelant les clous de la Croix. Le pape et les archevêques métropolitains le portent. Il symbolise le pasteur qui porte l’agneau et la communion du métropolitain avec le pape. Les pallia sont tissés avec la laine d’agneaux bénis le jour de la fête de sainte Agnès, et le pape les bénit chaque année le 29 juin.

Les religieuses font-elles partie du clergé ?

Non. Dans l’Église catholique, le clergé est formé de ceux qui ont reçu le sacrement de l’ordre : diacres, prêtres et évêques, tous des hommes. Les moniales et les sœurs sont des religieuses consacrées qui prononcent des vœux et vivent selon une règle ; elles appartiennent au laïcat au sens canonique. Il en va de même des frères religieux qui ne sont pas ordonnés. Une abbesse gouverne son monastère avec une autorité réelle, mais elle ne célèbre pas les sacrements ; un prêtre assure la messe et la confession.

Sources et lectures complémentaires

  1. Catechism of the Catholic Church – Holy See (Libreria Editrice Vaticana, 2nd edition 1997)
  2. Code of Canon Law – Holy See (Libreria Editrice Vaticana, 1983)
  3. Ceremonial of Bishops – Congregation for Divine Worship (Liturgical Press, 1989)
  4. Ut sive sollicite: Instruction on the Dress, Titles and Coats of Arms of Cardinals, Bishops and Lesser Prelates – Secretariat of State (Holy See, 1969)
  5. General Instruction of the Roman Missal – Congregation for Divine Worship (Libreria Editrice Vaticana, 2002)